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Victor Gysembergh, directeur de recherches au CNRS, retrouve une page disparue du palimpseste d’Archimède

© Cyril FRESILLON / CNRS Images

Une découverte exceptionnelle vient enrichir l’histoire des sciences antiques. Victor Gysembergh, directeur de recherches au CNRS  au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique, a identifié au musée des Beaux-Arts de Blois un feuillet perdu du célèbre palimpseste d’Archimède, l’un des manuscrits scientifiques les plus précieux au monde, conservé aujourd’hui à Baltimore. Cette découverte a été réalisée au musée des Beaux-Arts de Blois, où le manuscrit était passé inaperçu dans les collections.

Spécialiste de l’histoire de la philosophie et des sciences antiques, Victor étudie les manuscrits grecs et latins en croisant les traditions savantes anciennes et médiévales. Correspondant scientifique à l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT) et responsable du projet européen ERC PALAI (European Research Council), il mobilise notamment des technologies d’imagerie avancée pour l’étude des palimpsestes.

Le feuillet retrouvé, numéroté 123, faisait partie de pages considérées comme perdues depuis le XXe siècle. Sous un texte religieux et une enluminure représentant le prophète Daniel entouré de lions, le chercheur a identifié des figures géométriques et un passage du traité De la sphère et du cylindre d’Archimède (propositions 39 à 41 du Livre I), encore en grande partie lisible malgré les effacements successifs du manuscrit.

Cette redécouverte éclaire le parcours complexe du palimpseste d’Archimède, manuscrit grec du Xe siècle passé entre plusieurs mains et aujourd’hui conservé aux États-Unis. Elle met également en évidence l’apport des approches combinant expertise philologique et technologies d’imagerie pour révéler des textes antiques encore partiellement enfouis.

Deux autres feuillets manquent encore à l’appel, et les recherches se poursuivent pour tenter de les localiser et d’en reconstituer le contenu.

Cette avancée illustre le rôle central du CNRS  dans l’exploration et la valorisation des patrimoines scientifiques et textuels anciens, en soutenant des recherches de pointe à l’interface entre sciences humaines, histoire et technologies innovantes.

Soutenez les recherches de Victor Gysembergh et contribuez à révéler les trésors cachés de l’Antiquité.

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