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Agroécologie en Amazonie : les résultats d’un projet soutenu par la Fondation CNRS se déploient dans le temps

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La Fondation CNRSavec l’appui d’une fondation européenne, soutient les travaux d’Émilie Stoll,  chargée de recherche en anthropologie sociale au CNRS. Ses recherches, menées en Amazonie brésilienne, croisent anthropologie américaniste, anthropologie de la transmission et anthropologie de la nature, pour mieux comprendre les liens entre migrations, usages des sols et relations entre humains et non-humains.

Ce soutien s’est concrétisé à travers le projet de recherche « Cartographier et cultiver la terre avec l’agroécologie en Amazonie », mené en étroite collaboration avec les acteurs locaux. Ce projet ancré dans les territoires, a permis de créer des jardins mandala et des pépinières agroforestières ; développer des poulaillers biologiques et une maison de farine de manioc ; et numériser et valoriser les archives agricoles locales, afin de préserver la mémoire agricole régionale et nourrir la réflexion sur des modèles agricoles durables.

Le projet a également favorisé le dialogue entre recherche et société, en réunissant agriculteurs et agricultrices du réseau agroécologique, chercheurs et étudiants autour du partage d’expériences et de perspectives pour 2026.

L’événement de clôture du projet s’est tenu au Syndicat des travailleurs et travailleuses ruraux de Santarém (Pará, Amazonie brésilienne), marquant une étape clé d’un travail collectif mené sur le temps long. La journée a réuni agriculteurs et agricultrices du réseau agroécologique pour partager leurs expériences et projets 2026, et visiter la maison « Bem-Viver », symbole de l’approche One Health, qui considère ensemble la santé humaine, animale et environnementale.

Le travail de terrain et de valorisation des archives a été réalisé par 10 étudiants de l’Université Fédérale de l’Ouest du Pará (UFOPA), encadrés par Émilie Stoll et Gefferson Ramos Rodrigues  (professeur d’Histoire à l’Université fédérale de l’Ouest du Pará). Ces boursiers ont contribué à faire des archives un outil vivant, partagé avec les populations :

  • préserver les traces historiques des cultures et de l’occupation des sols ;
  • documenter l’évolution des pratiques agricoles ;
  • collecter et organiser des documents permettant de penser des futurs agricoles durables à partir du passé local.

Le projet se termine, mais les dynamiques locales perdurent. Les agriculteurs et agricultrices poursuivent désormais le reboisement de leurs parcelles, l’élevage bio, et la production de farine sans pesticides.

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